Dans les coulisses de l’autopartage : un métier essentiel mais discret
À l’occasion de la Journée mondiale du travail invisible, on a eu envie de mettre…
À l’occasion de la Journée mondiale du travail invisible, on a eu envie de mettre en lumière celles et ceux que l’on voit peu, mais sans qui le service Citiz ne pourrait pas fonctionner.
Leur travail commence quand vous déposez le véhicule en station !
“On ne sait pas toujours à l’avance comment la journée va s’organiser”, explique Laurent, préparateur chez Citiz depuis bientôt 4 ans. “Il peut y avoir des urgences à gérer, des imprévus… il faut être adaptable et réactif.”
Au quotidien, leur mission peut paraître simple : faire en sorte que chaque voiture soit prête à être utilisée. Mais en réalité, ça demande de la rigueur et beaucoup d’adaptation.
Vérifier l’état général, s’assurer que les papiers sont bien présents, nettoyer, repositionner le véhicule…
Chez Citiz, le nettoyage se fait à la main, sans eau. Les préparateurs utilisent une technique de nettoyage à sec, avec des produits respectueux de l’environnement.
“Le plus important, c’est la sécurité, mais aussi le fait de garantir une expérience agréable”, précise Laurent. “On prend un véhicule et on doit le remettre propre, opérationnel et sécurisé.”
Omar, préparateur depuis 5 ans sur la flotte de Besançon, le dit simplement :
“Le plus important, c’est de mettre le véhicule en état de fonctionner. La sécurité des utilisateurs, la propreté à l’intérieur comme à l’extérieur… tout doit être prêt.”
Pour Paola, préparatrice depuis 6 mois, le défi est aussi dans le rythme :
“Il faut faire attention aux détails, sans y passer trop de temps. Apprendre à prioriser, pour tenir les délais.”
Les imprévus font partie de leur quotidien, mais avec le temps, chacun apprend à faire avec.
“Le plus difficile, c’est de gérer les déplacements et le planning”, explique Omar. “Il faut maintenir la cadence, s’adapter en permanence, surtout quand il y a des urgences.”
Mais leur rôle ne s’arrête pas à l’entretien des voitures.
Au quotidien, ce sont aussi eux qui permettent aux usagers de ne pas avoir à se soucier du reste.
“On décharge les utilisateurs de toutes les contraintes liées à la possession d’un véhicule”, Paola.
Révisions, contrôles techniques, réparations… tout est géré en coulisses pour que l’expérience reste simple.
“C’est essentiel d’avoir des personnes sur le terrain pour suivre l’entretien, intervenir rapidement et remettre les voitures en état de fonctionner”, ajoute Omar.
C’est aussi un métier de lien. Ils échangent régulièrement avec les garages, les carrossiers ou les centres de contrôle technique. Avec le temps, une relation de confiance se crée.
Et puis, il y a un autre sujet important pour eux : le bon fonctionnement du service repose aussi sur les utilisateurs.
“Ce n’est pas juste utiliser une voiture”, rappelle Laurent. “L’autopartage, c’est aussi une question de respect. Le véhicule est utilisé par plusieurs personnes, donc chacun doit en prendre soin.”
Un point que Paola confirme : signaler les problèmes, faire attention à l’état des voitures, en tant qu’utilisateur, c’est aussi important pour les autres usagers.
Malgré les contraintes, tous parlent d’un métier vivant et concret.
“J’aime le fait que mes journées ne soient jamais les mêmes”, explique Laurent.
“Être dehors, conduire, découvrir différents véhicules… ça change”, ajoute Paola.
“J’aime bouger, travailler en extérieur, et voir la satisfaction des utilisateurs”, complète Omar.
Trois regards, une même réalité : un métier discret, mais essentiel.